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Comme un oasis au milieu du désert, une île déserte au coeur d'un océan agité

  • 4 déc. 2022
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 11 avr. 2023

Cet espace est un lieu de liberté d'écriture qui tourne souvent autour de la nostalgie et du blues. C'est pourquoi, je ne devrais pas me gêner sur ce mois de novembre qui fut triste et peu sportif. Mais je crois que cette absence de motivation à croquer la vie à pleine dents est simplement liée au retour du mauvais temps. Il pleut, il fait froid, ma peau est blanche, mes cheveux sont ternes et je développe une parano négative envers les gens qui me regardent de façon insistante dans le métro toulousain. Bref, mon moral est une vulgaire station météo. Et apparemment, il aime le réchauffement climatique. De quoi développer une double personnalité entre celle qui veut réduire l'empreinte écologique de l'industrie agroalimentaire et celle qui donnerait l'intégralité de son compte épargne pour être en saison chaude toute l'année en France métropolitaine.


Heureusement, dans cet immense désert qu'est mon existence sans envie, j'ai trouvé un oasis. Un homme. Une personne merveilleuse qui m'a absolument bouleversée. *mes prétendants en sueur face à cette annonce inouïe* (ou du moins ce qu'il en reste, suite à la publication de la série Doux comme l'oiseau de Twitter qui les a clairement dissuadé de m'adresser la parole à nouveau). Mais non, je plaisante, il ne s'agit pas d'un homme. *Soulagement* Mon oasis du mois de novembre, ce sont les techniques d'imprimerie. Pas aussi sexy que ce que vous imaginiez, je sais. Mais hautement plus constructif du point de vue de Bleu Biche. No offense. J'ai donc fait corps avec la linogravure et vendu âme à la sérigraphie. La prochaine étape est le test du cyanotype et l'inscription à une salle de sport. Attends, ai-je bien lu ce que je viens d'écrire?

Se moquer de ceux qui soulèvent des poids et font du vélo elliptique dans une pièce fermée avec des inconnus pour se bâtir une "meilleure version de soi-même", c'est très 2014 à mon avis. Déjà parce que dans les pays développés il est demandé, à tort ou à raison là n'est pas le débat, d'être beau et riche et que pour essayer d'être riche on a déjà un boulot à plein temps ou des études en cours. Alors, il est normal que notre société urbanisée, superficielle et productiviste ait développé ce genre de lieux pour remplir la deuxième partie du contrat tacite : être beau. Enfin et surtout, la salle de sport est un garde-fou à mon sens. Le citadin pris dans la tempête d'une journée éreintante, pour peu qu'il se soit retrouvé au coeur d'une marée humaine à l'heure de pointe, a besoin d'évacuer le stress accumulé. La salle est une île déserte au milieu de cet océan agité qu'est son quotidien sur laquelle il peut librement suer dans des survêtements à la mode et vider son esprit jusqu'à la libération des endorphines dans le but de retrouver un état de plénitude.


Développer son oasis, trouver son île déserte et cultiver son jardin afin de vaincre le mauvais temps. THAT'S MY NEW PHILOSOPHY BABY. Bon, je n'ai toujours pas de carte d'abonnement, mais c'est l'intention qui compte, non?

 
 
 

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